Jean, Co-fondateur et Directeur Général de Morio

Jean Venet - Co-Founder Morio

Raconte moi ton parcours avant d’entrer à l’immd (quel type de bac et quelles études si l’entrée à l’IMMD ne s’est pas faite en première année)

J’ai passé mon Bac ES en 2008. Je suis entré à l’IMMD (qui s’appelait encore IMD) en 1ère année de Licence (à l’époque on était à peine 25 !)

Pourquoi as tu choisi l’IMMD?
Une école sans en être une, l’Université, sans l’être non plus. Des partenariats fort avec le monde professionnel tout en gardant une maquette de cours complète, très ouverte sur la formation de l’esprit critique et la culture générale (des petits modules comme sociologie, anthropologie, démographie, géopolitique) pour comprendre le monde dans lequel on vit et vers lequel s’orientent nos métiers.

Comment as tu connu l’IMMD?
Dans Admission post-bac en tapant « Management », la seule formation de commerce qui portait autant d’attentions sur les sciences humaines, ça m’a tout de suite intéressé !

Quel a été ton parcours à l’IMMD?
J’ai commencé par une Licence Sciences de gestion parcours Distribution, puis le Master Management en apprentissage. C’est le Master 2 que j’ai préféré, j’ai beaucoup aimé le travail autour du mémoire, c’était l’accomplissement des 5 ans d’études et une vraie démarche intellectuelle.

Qu’est ce qui fait la différence de l’IMMD? Sa qualité distincte?
Une formation qui assume sa différence. Faire une école axée sur la distribution c’est pas sexy et peu vendeur, on aime tous s’imaginer de belles études qui vont nous propulser à des postes de top management, des salaires de trader et une cause noble qui fait bien en soirée. Or, je pense que c’est assez rare d’arriver à quelque chose sans une expérience solide du terrain, et surtout sans connaissance client.
Dans l’univers des Start-up, le credo c’est « terrain, terrain, terrain, aller au contact des clients ». Il y en a beaucoup qui tombent de haut !
L’IMMD nous prépare à l’effort en dehors des projecteurs, à faire un travail parfois peu glorieux dans des conditions peu évidentes mais qui sert après pour comprendre d’où proviennent les valeurs de l’entreprise et éviter de grosses erreurs. En rencontrant plusieurs Start Up c’est dingue d’en voir qui ont déjà dépensé quelques milliers d’euros en communication, incubateurs, création de la boite, carte de visite et même des stands sur des gros salons sans même savoir s’ils avaient des vrais clients (le projet tombe souvent à l’eau par la suite..!).
Pour moi c’est une école qui t’apprend à garder la tête sur les épaules.

Présente nous ton entreprise et ton poste.
Après avoir travaillé quelques années pour une filiale de Norauto, je viens tout juste de créer ma boite, Morio.
Avec mon associé (un ingénieur en micro électronique), nous développons un traceur de vélo permettant d’être prévenu dès que celui-ci est bougé et le retrouver partout en France et même en Europe (d’ici 2018).
Grossièrement lui s’occupe du produit, moi de le vendre. Il y a le côté sexy qui arrivera, les levées de fond, les premières grosses commandes (on croise les doigts), mais aujourd’hui c’est surtout « faire beaucoup avec peu ». Mon poste sur le papier c’est « Co-Fondateur, directeur général », dans les faits c’est graphiste, community manager, comptable, raconteur de rêve, cuisinier, homme de ménage, commercial, magouilleur, juriste, chômeur, web developper, vendeur, livreur, … C’est super formateur !

Quel est ton projet à court terme ou à moyen terme?
A court terme, démontrer par les faits la rentabilité de la boite. Dès lors, à moyen terme, décliner le produit pour devenir leader dans différents secteurs d’activité (on a déjà des idées par-ci par là, mais chut !). L’objectif global c’est de réussir à faire quelque chose de solide et préserver ma vie de famille.
Je suis devenu papa en 2016, je serai le plus fier du monde si pour ses 10 ans je suis toujours mon propre patron, et que ça marche !

Que penses tu du nouveau campus?
Malheureusement pas encore vu, on nous avait dit en première année qu’on le verrait peut-être à la fin de notre Master, il aura fallu attendre un peu plus, mais je vis à Lyon maintenant, j’ai loupé l’inauguration avec beaucoup de regrets !

Quel est le stage qui t’a le plus marqué et pourquoi?
J’avais fait un stage de 5 mois en Aquitaine (j’étais implanté à Bordeaux) en fin de deuxième année en tant que commercial en PGC sucré. Pendant cette expérience j’ai eu une vue à 360 degrés de la GSA à travers quelques dizaines de magasins que j’allais voir régulièrement. Je commençais les journée entre 3 et 5h du matin pour être dans les hyper avec les premières équipes. Je me prenais une claque dans chaque enseigne en voyant l’organisation hallucinante de ces magasins de 500 à 1200 personnes. Chaque magasin était une vraie fourmilière avant l’ouverture et cette dernière disparaissait dès que les portes ouvraient pour laisser place à de beaux rayons propres.
Cela présageait de beaux challenges managériaux pour les années à venir..!

Que pourrais tu dire à un étudiant qui envisagerait d’intégrer l’IMMD?
Fonce, faire une formation dans la distrib’ c’est une école formidable pour avoir une vision globale du commerce!
La distribution c’est le quotidien de chacun. En plein ère du digital c’est super important de comprendre comment notre monde fonctionne pour pouvoir le moderniser.

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